Le contexte
Et si la France avait le sens de l’humour ?
Depuis quelques années, l’humour, art populaire par excellence, connait un essor sans précédent. Il connait un intérêt remarquable auprès du public. Il occupe une place croissante dans la vie artistique, sur les radios, les TV, et les réseaux sociaux et a su s’adapter aux nouvelles technologies. Il touche toutes les générations, tous les publics et investit tous les espaces de diffusion. Les humoristes, stars du net, comptent des millions de « followers » réunis dans des communautés de « Fans ». Sur un plan général, le rire fait du bien ! Il rapproche, réunit, relativise les soucis du quotidien, lutte contre l’individualisme, renverse les perspectives, porte des valeurs de partage et s’inscrit de plus en plus dans une logique d’utilité sociale. De nombreux jeunes s’initient à l’écriture, à la mise en scène et rêvent de se produire sur scène… Ainsi l’humour joue un rôle d’ascenseur social et le rire est devenu un vecteur de réalisation personnelle. Les humoristes abordent souvent avec finesse et intelligence les problématiques de la société actuelle en pleine évolution. L’humour se pose comme la première esthétique et représente 29% de l’offre de de représentations payantes loin devant la Variété-Pop (9%) ou le Rock-Jazz (12%). Il génère 13% du total de la fréquentation des salles et 9% de la billetterie (chiffres CNM 2024). Malgré ces chiffres flatteurs, le secteur de l’humour n’est pas reconnu par les pouvoirs publics, au même titre que la musique ou le théâtre alors qu’il s’affirme en levier de rayonnement et de retombées économiques pour nos territoires. Blague à part, il est temps de considérer l’humour comme un art majeur !
